Amour, un de ses rares mots qui régissent notre vie, et la remplissent de déceptions, de joies, d'amertume, ou encore de désespoir suivant l'extase. On se dit amoureux, de notre âge, de trente six personnes différentes, ou au contraire, de la même personne depuis des lustres, mais que sait-on de ce sentiment? Comment pourrait-on le définir? Car on est censés aimer notre famille, mais aussi nos vrais amis à qui on dit par abus de langage "je t'adore" ou nos futurs descendants...
L'amour caractérisant ces derniers, d'amplitude, certes, parfois différente, est pour ainsi dire le même. Mais quand il concerne une personne n'ayant aucun rapport avec vous, celui-ci prend une dimension tout à fait différente, pouvant vous faire monter plus haut que le ciel, ou totalement vous démolir. Pour ma part, cela a été le dernier cas, et je déteste maintenant entendre, voir, et penser à ce foutu mot.
J'ai été amoureux, pendant très longtemps. Mais je vivais au début tout de même ma vie d'adolescent, qui consistait à faire stupidement le plein de conquêtes pour ensuite les rendre malheureuses car je n'en voulais plus. Puis cela s'est arrêté, il n'y avait plus que cette personne qui comptait, et je ne me rendais pas compte que je plongeais pour une cause inexistante. Mais, il y a peu de temps, je m'en suis sorti, purgé tel un ancien alcoolique...
L'amour a d'ores et déjà bousculé ma vie. Je ne deviendrai pas médecin car il m'a donné envie de ne plus travailler pendant un bon bout de temps. J'ai failli perdre mes parents car il m'avait rendu méchant. Je ne souris plus autant car il m'a comme rompu les zygomatiques. Je n'aime plus le jaune car il est trop gai pour moi. Quand je me vois dans un miroir, j'ai envie de fermer les yeux.
En outre, un renouveau arrive, et cela grâce à certaines personnes.
Ma mère, qui a toujours été là, dans les bons et les mauvais moments.
Mon père, qui s'est toujours incroyablement débrouillé dans la vie, et en partie pour moi.
Clémence, qui est sûrement devenue une personne aussi importante que mes parents avec son soutien.
Ma grand-mère, qui malgré la distance a su me relever au pire moment.
Et quelques autres personnes car je ne veux pas faire une liste.
Mais l'amour restera maintenant un ennemi pour moi. Je le déteste, et je n'y crois plus.